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Bulletin de nouvelles de la Congrégation du Très-Saint-Rédempteur
Rome, Italie
1er avril 2005-04-02
Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II termina sa vie terrestre et sa mission le 2 avril 2005, au Vatican à 21 :37 heure de Rome. Il est mort de complications dues à de récentes difficultés de respiration et à la maladie de Parkinson. C’est ce qu’annonça le Vatican aujourd’hui dans une déclaration de Joaquin Navarro Valls, porte-parole du Vatican. Le Pape demanda de demeurer au Vatican pour ses derniers moments.
Le Cardinal Karol Wojtyla, polonais, archevêque de Cracovie, fut élu pape peu après 5 heures de l’après-midi, le 16 octobre 1978, au huitième scrutin du second conclave tenu en cette année, à cause de la mort subite du Pape Jean-Paul Ier, qui avait succédé au Pape Paul VI, seulement un mois auparavant. Après avoir enterré deux Papes dans moins de deux mois, il semble que les électeurs de ce second conclave voulaient trouver un homme fort et qui durerait longtemps.
Le Cardinal Camerlingue, Jean Villot demanda à Karol Wojtyla la question rituelle d’acceptation à laquelle il répondit : « En obéissance au Christ mon Seigneur, confiant dans l’assistance de la «Mère du Christ et de l’Eglise, et conscient des grandes difficultés, j’accepte. »
Deux heures plus tard, la fumée blanche apparut à la cheminée de la chapelle Sistine, indiquant le résultat positif; l’annonce officielle « Habemus Papam » fut faite à la nuit tombante de la soirée par le Cardinal Pericle Felici, du balcon central de la basilique Saint Pierre, qui baignait dans la lumière artificielle des caméras de TV. Il introduisit le nouveau Pape comme Karol Wojtyla à la foule remplissant la Place Saint-Pierre et au monde qui attendait. L’annonce de son nom causa d’abord un peu de confusion parmi les milliers de gens, parmi la presse et les reporteurs de TV. Il semblait d’abord comme un nom africain, mais graduellement on comprit et le peuple commença à réaliser que c’était le « Polonais », le premier non-italien depuis 1522. La foule devint comme électrisée.
Apparaissant au balcon, un athlétique de 58 ans, lePape Jean-Paul II, comme il a voulu être appelé (en reconnaissant des ses trois prédécesseurs. Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul 1er), adressa la foule pour la première fois en italien dans une voix forte et confiante. Il commença par la salutation chère aux italiens : Carissimi, souslevant sur le coup l’enthousiasme de son peuple. Il continua en invitant les fidèles du monde à ne pas avoir peur, confiant sa mission et le bien de l’Eglise à Jésus-Christ et à l’intercession de sa Mère Marie.
Le 22 octobre, Karol Wojtyla fut installé officiellement comme le Pape Jean-Paul II. Il choisit une cérémonie d’installation simple, abandonnant le couronnement avec la triple tiare. Le Cardinal Polonais devint l’évêque de Rome, vicaire de Jésus-Christ, successeur de Pierre, Pontife suprême de l’Eglise universelle, Patriarche de l’Ouest, Primat d’Italie, archevêque et Métropolitain de la Province Romaine, Souverain de la Cité du Vatican et serviteur des serviteurs de Dieu. Son blason était distinctement marial. Il prit comme devise papale : Totus tuus –Totalement à vous.
Le reste est histoire, comme on dit. C’est notre histoire et l’histoire de la fin du XXème siècle et du début du troisième millénaire. A cause de ses voyages missionnaires, plus de 104, pratiquement la plupart de nous avons eu le chance de rencontrer le Vicaire du Christ une ou plusieurs fois dans notre vie. Chacun de nous peut se rappeler où nous avons rencontré pour la première fois ce Pape charismatique et énergique. Pour les catholiques de 35 ans ou moins il est le seul Saint Père qu’ils ont connu.
Les plus vieux peuvent se rappeler, venant d’un pays communiste, qu’il devint un instrument de la Providence et de l’histoire : l’aide au mouvement Solidarité de Pologne, son retour en Pologne en 1979 et en 1987. Ces visites papales en Pologne commencèrent à briser ce qui deviendra la destruction du mur de Berlin et la chute du communiste. Mais pas avant un attentat d’assassinat en 1981; le Pape croit que l’attentat échoua grâce à l’intercession de la Mère de Dieu, à laquelle il avait consacré sa papauté. Il visita son assassin en prison en 1983 et lui pardonna. Plus tard il visita Fatima pour remercier personnellement Notre Dame de lui avoir sauver la vie (plus tard il béatifia deux des voyants. Ironiquement, sa mort arrive seulement deux semaines après celle de la dernière voyante de Fatima, Sœur Lucia de los Santos).
Son style pastoral et son comportement étaient fermes et remplis de confiance. Toujours réaffirmant la doctrine orthodoxe, ses visites pastorales à travers le monde étaient caractérisées par des liturgies colorées, inculturées, devant des millions de gens. Après l’attentat d’assassinat la « Popemobile » à l’épreuve des balles, devint une scène familière des nouvelles du soir alors qu’il visitait les continents après continents, pays après pays. Il canonisa et béatifia plus de gens que tout autre pape pour donner des exemples de sainteté à tous les gens des divers secteurs de la société.
Avec les années, nous avons vu la santé du Saint Père décliner lentement mais il montra sa propre santé en déclin comme un fort témoignage pour la sainteté de la vie et la dignité de chaque personne de la conception à la mort. Quand il était fort et en bonne santé, il portait toujours une crosse surmontée d’une image de Jésus Crucifié et s’appuyait sur elle. Comme il vieillissait, incapable de la tenir, il personnifia réellement ce symbole dans ses propres souffrances et ses maladies apparentes dans les dernières années. Mais chaque fois qu’il apparaissait courbé, dans ses chacun de ses discours, il témoignait plus fortement que tout sermon, décret ou dogme, du pouvoir rédempteur de l’union aux souffrances du Christ.
Si les cardinaux du second conclave de 1978, sous l’inspiration du Saint Esprit, ont voulu trouver un chef fort et qui durerait longtemps, la Providence les a bien exaucé. Jean-Paul II a été pasteur de l’Eglise universelle pour 26 ans,5 mois et 17 jours, plus longtemps que tous les papes sauf l’apôtre Pierre et le Pape Pie IX et juste un peu moins de Léon XIII.
Quand sa santé déclina, plusieurs pensèrent qu’il devrait résigner, mais le Saint Père affirma toujours qu’il laissait cette décision dans les mains de Dieu. Maintenant Dieu a appelé son serviteur à la maison. Qu’il jouisse de la vision de Dieu le Père, Fils et Esprit Saint, en compagnie de la Vierge Marie à laquelle il était si dévoué, en compagnie de Pierre et Paul et de tous les saints et des Bienheureux qu’il proclama comme des dons à l’Eglise.
On l’a dit d’autres, mais dans les annales de l’Eglise et de la société il est absolument vrai de Karol Wojtyla, le Pape Jean-Paul II :
On n’en verra pas d’autre comme lui.
Le Collège des cardinaux, 117 électeurs, se réuniront en conclave pour élire un nouveau pape commençant environ entre 15 et 20 jours à partir d’aujourd’hui. Ce sera le devoir du Cardinal diacre Jorge Arturo Medina Estevez, du Chili, d’annoncer au monde le nom du nouveau pape élu et de le présenter au balcon de Saint Pierre aussitôt après un vote positif pour sa première bénédiction Urbi et Orbis.
Pour plus d’informations sur le Collège des Cardinaux et le Conclave aller à
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/apost_constitutions/documents/hf_jp-ii_apc_22021996_universi-dominici-gregis_fr.html