| S C A L A |
Donner nos vies pour la Rédemption abondante
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| Service Rédemptoriste d'information | Numero 3 |
16 Janvier 2005
De l’éditeur
Dans ce numéro nous présentons surtout des nouvelles sur les lieux Rédemptoristes touchés par le raz de marée. Encore une fois les Rédemptoristes répondent aux plus grands besoins des gens. Ici à Rome, au temps de Noël, une exposition de crèches montrait l’image familière de l’étable située dans une crevasse d’un globe du monde brisé. J’ai pensé que cette image était bien expressive. Malgré les tragédies du monde, le Verbe est vraiment, comme l’écrit saint Alphonse dans son chant «scende delle stelle», descendu dans notre monde brisé pour être notre Paix et notre Lumière!
J’ai demandé aux membres du Conseil Général et de la Curie de donner leurs impressions sur leur première année de service. Quelques-unes de ces impressions sont présentées dans ce numéro. D’autres viendront dans les numéros suivants.
Nous venons de recevoir la nouvelle que la mère du Père Jacek Dembek est décédée subitement en Pologne. Je sais que vous vous joignez à moi pour offrir nos plus sincères condoléances et nos prières. Je veux aussi rappeler aux prières le beau-frère du Père O Keeffe, Econome Général, un ami et un visiteur occasionnel de Sant Alfonso, décédé récemment.
Tout comme dans le cas du raz de marée, des numéros spéciaux de SCALA seront publiés selon les besoins.
Gary Ziuraitis, C.Ss.R.
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Transitions |
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Nouvelles des (V) Provinces et Régions |
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In Spiritu Redemptionis |
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Galerie mensuelle d’images |
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Programme du Père Général et de son Conseil |
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Rapports de la Curie, des Secrétariats, des Instituts et des Comitès |
Les récents événements dignes de mention dans la famille Rédemptoriste. Pour une liste complète des changements visitez le site Officialia
Première profession des voeux temporaires
Ivan Datsko, Province de Lviv, 19 août 2004.
Andrij Dobrovetskyj, Province de Lviv, 19 août 2004
Bohdan Heleta, Province de Lviv, 19 août 2004
Roman Kuzyckyj, Province de Lviv, 19 août 2004
Vasyl Melnychenko, Province de Lviv, 19 août 2004
Apolinariy Nikalayev, Province de Lviv, Août 19, 2004
Mukola Senkiv, Province de Lviv, 19 août 2004
Volodymyr Tuhaj, Province de Lviv, 19 août 2004
Andrij Yurkevych, Province de Lviv, 19 août 2004
Lùcio Marcos Bento, Province de Rio de Janeiro, 8 décembre 2004
Maikel Pablo Dalbem, Province de Rio de Janeiro, 8 décembre 2004
Ronaldo Sèrgio de Faria, Province de Rio de Janeiro, 8 décembre 2004
Profession de voeux perpétuels:
Josè Carlos Meneguzzi, Province de Porto Alegre, 1 août 2004
Igor Bezkostyj, Province de Lviv, 15 août 2004
Mykhajlo Ivanyak, Province de Lviv, 15 août 2004
Roman Kvasnytsia, Province de Lviv, 15 août 2004
Vitalij Oleschchuk, Province de Lviv, 15 août 2004
Ruslan Pikh, Province de Lviv, 15 août 2004
Andrij Rak, Province de Lviv, 15 août 2004
Taras Svirchuk, Province de Lviv, 15 août 2004
Yurij Zhdyans´kyj, Province de Lviv, 15 août 2004
Anatolij Zhyvchak, Province de Lviv, 15 août 2004
David John Hore, Province de Canberra, 29 août 2003
Desius Kaki, Province d’Indonésie, 16 octobre 2004
Yohanes Berchmans Notan Watun, Province d’Indonésie, 16 octobre 2004
Giovani Don Bosko Wora, Province d’Indonésie, 16 octobre 2004
Asterius Zangu Ate, Province d’Indonésie, octobre 2004
Francis Xavier Nghia Zuan Cao, Vice-Province de Nouvelle-Orléans, 19 novembre 2004
Neville Arul Sinnappah, Vice-Province d’Ipoh, 5 décembre 2004
Ordination au sacerdoce:
David John Hore, Province de Canberra, 12 juin 2004
Dmytro Novosad, Province de Lviv, 14 juillet 2004
José Roberto de Oliveira, Province de Goiàs, 4 décembre 2004
Rafael W. Carillo Poma, Vice-Province du Pérou-Sud, décembre 2004
Mario Genaro Isla Chàvez, Vice-Province du Pérou-Sud, 12 décembre 2004
Marco Antonio Navarro Mendizàbal, Vice-Province du Pérou-Sud, décembre 2004.
Ordination au diaconat non-permanent :
Nghia Xuan Cao, Vice-Province de Nouvelle-Orléans, 20 novembre 2004
Oblats:
Ferdinand & Gertrud Derrenbecher, Province de Cologne, 18 novembre 2004
Hans Lessel, Province de Cologne, 18 novembre 2004
Elections:
Philip John Trenchard, réélu Provincial Supérieur de Londres. Confirmé le 7 décembre 2004.
Edward Hone, Vicaire Provincial de Londres. Confirmé le 7 décembre 2004
Zdzislaw Klafka, réélu Provincial Supérieur de Varsovie. Confirmé le 7 décembre 2004
Vasyl Ivaniv, élu Provincial Supérieur de Lviv. Confirmé le 9 décembre 2004.
Erection et supression de (V-)Provinces/Régions:
Province de Belgique-Sud supprimée le 1er janvier 2005.
Région de Belgique-Sud érigée le 1er janvier 2005
Erection de communautés:
Domus “St. Gerard’s”, à Daravaloor, Punaloor, Kerela, Indes, érigée le 20 décembre 2004.
Décès:
Père James Kennedy Muthu, 40, Vice-Province d’Ipoh, 16 novembre 2004
Père William L. Jacob, 84, Province de Baltimore, 26 novembre 2004
Frère Norman (Peter) White, 95, Province de Canberra, 2 décembre 2004
Père François Forté, 85, Province de Sainte-Anne de Beaupré, 7 décembre 2004
Frère Ludwig (Augustin) Rath, 86, Province de Munich, 9 décembre 2004
Père Igor Myschaliak, 35, Province de Lviv, 10 décembre 2004
Père Afonso Paschotte, 59, Province de São Paulo, 16 décembre 2004
Père Paul Henderson, 80, Province de Baltimore,17 décembre 2004
Père Julius George Deimel, 91, Province de Baltimore, 19 décembre 2004
Frère Siegmund Stockl, 80, Province de Munich, 21 décembre 2004
Père Hermanus (Herman) de Groot, 79, Province d’Amsterdam, 21 décembre 2004
Etudiant clerc Henrique Samba Katumba, 31, V-Province de Luanda, 23 décembre 2004
Frère Joseph (Majella) Pham Van Thuyet, 94, Province du Vietnam, décembre 2004
Père Matthias Harren, 83, Province de Cologne, 26 décembre 2004
Nouvelles des (V-) Provinces et Régions
Sri Lanka
P. Vimal Tirimanna
Chers confrères,
Merci beaucoup de vos lettres d’encouragement et de demandes de renseignements sur nos confrères et leurs familles. Merci aussi de vos prières et de vos secours financiers. Je regrette de ne pas pouvoir actuellement vous écrire tous personnellement. En ce moment de désastre national, vos messages nous ont non seulement encouragés mais ils nous ont aussi donnent un témoignage de solidarité C.Ss.R. Nous sommes tous profondément sensibles à ces sentiments pour nous.
Je suis sûr, comme la plupart de vous le mentionne dans vos messages, que les media vous ont renseigné sur les dommages que le raz de marée a causés à notre petite île. Comme nation, avant le désastre, nous nous efforcions déjà d’établir dans notre pays la paix et une économie solide. Mais avec ce désastre les gens semblent avoir perdu tout espoir. Les chiffres du désastre sont effarants : près de 30 000 cadavres déjà récupérés (beaucoup plus ne seront jamais retrouvés, parce que l’on pense qu’ils sont enterrés sous les montagnes de sable que le raz de marée emporta avec lui). Plus d’un million ont perdu leur maison et leurs biens; tout a été emporté dans la mer, en quelques secondes. Le pays entier est en deuil; hier était un jour national de deuil. Il semble que dans cette calamité apparaît malgré tout une bénédiction : notre nation était malheureusement divisée mais en cette heure de grande nécessité, il semble que maintenant nous sommes devenus plus unis. Nous ne sommes pas la même nation qu’avant le désastre. Nous espérons être plus unis pour rebâtir notre pays, à partir de rien dans plusieurs secteurs. Le sens de solidarité internationale est aussi merveilleux; tant de gens sont venus à notre secours.
Tous nos confrères sont saufs, mais trois de nos jeunes confrères furent sauvés de justesse en ce jour fatidique. Ils allaient à la mer pour une baignade. Mais une heure avant qu’ils atteignent l’endroit (Negombo), le raz de marée avait déjà fait ses ravages. Ils furent ainsi sauvés. Une heure plus tôt ou une heure plus tard aurait fait toute la différence. Nous remercions Dieu de ce miracle. Les familles de deux de nos confrères, les Pères Sanath et Shiran, furent évacuées par les forces de sécurité. Elles sont retournées à leur maison depuis. Ils ne subirent aucun dommage.
Quelques confrères m’ont demandé la situation de notre compte de banque, pour pouvoir nous envoyer quelque chose pour nous aider à rebâtir notre peuple. En ce moment, quelques confrères travaillent avec les programmes de secours et de réhabilitation déjà en cours. Nous de la Région de Colombo, nous espérons rebâtir quelque chose de solide (comme bâtir des maisons) plutôt que de nous livrer au secours immédiat, qui arrive en abondance. Nous espérons réaliser cela à travers les structures diocésaines. Je vous transmets les détails du compte Rédemptoriste pour ceux qui veulent bien nous envoyer du secours; nous transmettrons cette aide aux fonds de secours diocésains.
Numéro du compte: 0180559817
Nom du tenant du compte: D.V.A. Tirimanna
Nom de la banque: Hatton National Bank
No :1, Dalada Veediya,
Kandy
Sri Lanka
Priez pour notre nation pour qu’elle retrouve ce dont elle a le plus besoin dans le moment : la paix du cœur, surtout pour ceux qui doivent recommencer leur vie. Aucun secours financier ne peut réaliser ceci. Seule la prière le peut. Continuer à prier pour les milliers de familles qui sont sans espoir devant l’avenir.
Merci de nouveau pour votre sympathie. Je vous souhaite une année 2005 heureuse et remplie de paix.
Votre confrère dans le Rédempteur,
Vimal Tirimanna, C.Ss.R.
Heureusement aucune de nos maisons Rédemptoristes a été touchée sur la côte sud-est et dans les îles de notre pays.
Mais l’un des plus important sanctuaires mariales du pays a été gravement endommagé; plus de 2000 pèlerins y perdirent la vie.
Nous avons fermé notre studendat de Bangalore; les 25 étudiants en théologie sont allés comme volontaires pour aider au travail de secours pour 15 jours. C’est notre manière de manifester notre solidarité avec nos frères et sœurs et notre pays dévasté.
Les professeurs et les étudiants en théologie sont allés aider à ce qui est le plus urgent actuellement : le travail de secours et l’assistance pour retrouver les cadavres et aider les victimes du désastre. C’est une situation très dure pour nos étudiants mais une belle chance de montrer comment comme Rédemptoristes nous pouvons servir nos frères et nos sœurs dans le besoin.
Brésil
Bahia, les Missionnaires Laïques Rédemptoristes
Carlota Ferriera, Misssionnaire Laïque Rédemptoriste
Le 18 décembre 2004, 35 personnes reçurent leur certificat de réussite, après avoir terminé le cours de formation de Missionnaires Laïques Rédemptoristes dans la Province des Rédemptoristes de Bahia, Brésil, organisé par le Père José Grzywacs. Le 30 décembre 2004, les Missionnaires Laïques du Sanctuaire du Bom Jesus da Lapa firent leur premier engagement solennel. Le 13 février 2005, nous célébrerons le premier dixième anniversaire de l’engagement des premiers missionnaires laïques de Bahia.
Les premières dix années
Le 5 février 1995, à l’église de Nossa Senhora das Candeias, dans le barrio de Pituaçu, eut lieu une grande célébration. C’était le jour de la profession perpétuelle de trois Rédemptoristes, de la profession temporaire de deux Rédemptoristes et, pour la première fois, de l’engagement public de 22 missionnaires laïques qui, « menés par l’Esprit de Dieu, consacrèrent leur vie à au Christ Rédempteur dans l’amour et le zèle apostolique, promettant pour une année, de vivre comme Missionnaires Laïques Rédemptoristes de la Congrégation du Très Saint Rédempteur ». Pour certains, ce renouvellement pour un an va se répéter pour la dixième fois et c’est une grande grâce. Notre persévérance est un signe que continue « la flamme dans nos cœurs et la flèche dans nos âmes » (ce sont les paroles du chant d’entrée de ce jour inoubliable). Bien des événements sont arrivés durant ces dix années; il y a eu des départs et des arrivés, mais nous sommes toujours allés de l’avant; nous savons que nous sommes ensemble pour la même fin, le même engagement.
Nous remercions le Christ Rédempteur qui a ouvert ce chemin pour nous; nous lui demandons de ne jamais manquer de force et de santé pour répondre à son appel, qui nous fait ses instruments pour l’évangélisation.
Nous remercions la Congrégation des Rédemptoristes qui travaillent fort pour la formation des missionnaires laïques; nous remercions spécialement ceux qui se sont dévoués spécialement à notre
formation, nous gardant unis, mais surtout s’efforçant de nous faire avancer, parce qu’ils croient dans les laïcs.
Que Notre-Dame du Perpétuel Secours nous protège toujours et ne cesse jamais de veiller sur nous comme notre Mère.
Carlota Ferreira, Missionnaire Laïque Rédemptoriste.
Durant 15 ans, le Studendat Rédemptoriste était situé au centre ville d’Ibadan, près du grand séminaire Saint-Pierre et Saint-Paul, environ 4 kilomètres de l’Institut Dominicain où nos étudiants étudient la philosophie et la théologie. Le Studendat consistait en des maisons louées ici et là dans la ville, éloignées les unes des autres. La chapelle, par exemple, était située à 500 mètres de certains étudiants, la cuisine et la bibliothèque étaient aussi éloignées. Les étudiants devaient marcher une bonne distance pour venir à la messe, pour la prière du matin et du soir, pour les repas et les autres fonctions communes.
Ce n’était pas facile de vivre ainsi, pour les étudiants, et pour les directeurs des étudiants de les suivre. C’est pourquoi, quand en décembre 2004, tous les 60 étudiants quittèrent les maisons louées de Bodija pour la Redeemer House, nouvellement construite, située dans la banlieue de Ibadan, le Gouvernement Régional, les étudiants - et en particulier les directeurs – tous nous poussèrent un soupir de soulagement.
La nouvelle Redeemer House est située dans le village de Kulodi, quelques 16 kilomètres du centre de Ibadan. Le village de Kulodi se trouve le long de la grande route voie interville reliant Ibadan et Ife. Nous l’appelons : le Chemin Ife.
L’histoire du terrain du chemin Ife.
En 1990, la Mission du Nigeria; qui dépendait de l’ancienne Province d’Oakland, commença sont programme de formation dans le diocèse d’Ibadan. L’évêque exigea que les Rédemptoristes construisent une maison adaptée pour la formation. Commença alors la recherche d’un terrain assez grand pour bâtir les édifices nécessaires.
Au début, selon le P. William Cleary, on pensait acheter environ 10 acres pour le noviciat et les maisons des étudiants. Après réflexion, une propriété d’environ 52 acres, consistant surtout en une forêt de pluie tropicale, fut acquise. Le P. Cleary donne crédit au P. Gilbert Enderle pour la suggestion qui lui conseilla ce projet.
On décida de clôturer la propriété d’un mur pour empêcher les laveurs et les fermiers itinérants, bien caractéristiques des habitants d’Ibadan, d’empiéter et même de réclamer la propriété absolue du terrain. Pour assurer l’entrée à la propriété, le Frère Daniel Hall, C.Ss.R. construit un chemin goudronné, qui reliait la propriété à la route interville. Depuis la construction de ce chemin, un grand mouvement de construction s’est développé dans ce secteur. Les voisins commencèrent à développer leur terre.
Le P. Lasso bénit le terrain lors d’une cérémonie (1994).
Le P. Juan Lasso, le Supérieur Général précédent de la Congrégation, lors d’une visite à la nouvelle Région du Nigeria, a eu l’honneur de bénir la nouvelle propriété en janvier 1994. Plusieurs Rédemptoristes d’autres pays de l’Afrique et du Gouvernement Général étaient présente pour l’occasion. Après cet événement, l'etape suivant était la construction de la maison du noviciat.
La maison du noviciat
La construction commença en 1994. Le contrat a été donné à une compagnie italienne, Ponti. Le Frère Dan Hall, C.Ss.R. surveilla la construction depuis les fondations jusqu’à la fin de la maison. La maison devint un chef d’œuvre, appropriée pour la formation et les retraites. Les novices entrèrent dans la nouvelle maison en 1997.Le P. Richard Thiele, directeur des novices et le P. William Peterson, directeur des pré-novices dirigèrent le groupe. Le F.Dan Hall y vécut aussi. Après l’arrivée des novices et de leurs directeurs, leurs anciennes résidences dans la ville furent occupées par les étudiants.
La construction de la nouvelle Redeemer House commença en septembre 2003. Deux raisons principales conduisirent à cette décision. D’abord le nombre des étudiants était et est encore en croissance et les résidences louées devenaient de plus en plus incommodes pour les étudiants, la bibliothèque, les ordinateurs, etc.
Deuxièmement, les propriétaires de maisons louées augmentaient chaque année le prix des loyers, augmentant nos difficultés. Pour régler ce problème il fut décidé de bâtir un studendat. Comme la propriété du Chemin Ife était suffisamment grande, on décida d’y bâtir le studendat. On croit aussi que la maison des étudiants peut servir comme maison de retraites, surtout quand les étudiants sont en vacances.
La construction commença en septembre 2003. On pensait que la construction serait finie dans 12 mois, et que la maison serait prête en septembre 2004. Comme c’est le cas avec les constructions, ce ne fut pas ainsi. Ponti, la compagnie qui avait construit le noviciat, rencontra plusieurs problèmes. Les exigences d’une économie en dificulté influencèrent les salaires et le prix des matériaux; s’ajouta aussi les pluies continuelles durant la saison des pluies, qui affecta grandement le travail de construction. Ponti a été incapable de respecter l’échéance. C’est pourquoi les étudiants entrèrent dans la Redeemer House seulement le 22 décembre 2004, trois mois plus tard que prévu.
L’avenir
Pour le moment, Ponti n’a fini qu’une partie du travail. L'hôtellerie et le travail du terrain sont encore en chantier. On espère qu’en 2005, Ponti sera capable de finir le travail. Mais ce n’est pas la fin. Il n’y a pas de chapelle pour les étudiants. Pour le moment, les étudiants utilisent la grande salle. Il se fait actuellement une grande campagne dans la Province de Denver, U.S.A. pour ramasser des fonds pour compléter la campus.
In Spiritu Redemptionis
In Spiritu Redemptionis
De la crèche à la croix et au-delà.
Sean Wales
Parfois les commencements et les fins ne sont pas faciles à distinguer. Ce qui semble être une fin devient un nouveau commencement, ce qui semble être un commencement devient une fin. Vers la fin de son long poème ‘Four Quartets’ T.S. Eliott écrit :
Pour un chrétien, Pâques est la fête insurpassable, le commencement de tout et le sens de tout. Pâques coule dans toutes les autres fêtes – Noël, Pentecôte, Transfiguration, etc. C’est Pâques qui donne du sens à tout dans le monde chrétien. Pâques s'étend dans toutes les autres fêtes comme « pascales » et la lumière de Pâques peut être entrevue dans chaque célébration de Noël.
Parce que Pâques est, pour ainsi dire, le tremplin de toute la réalité chrétienne, des aspects du mystère pascal peuvent être trouvés dans toutes les fêtes chrétiennes. Ainsi Noël est marqué à fois par la souffrance et la gloire. Noël manifeste à la fois la pauvreté et la richesse. Noël révèle à la fois la tristesse et la joie.
A part les souffrances et les soucis de Marie et de Joseph, la liturgie de l’octave de Noël nous rappelle à travers la fête du proto-martyr saint Etienne et celle des Saints Innocents, que Noël n’est pas seulement guirlandes et plaisir : le prix de cette naissance est mesuré dans la mort. Rien, cependant, ne peut recouvrir le chant des anges : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux » (Lc 2, 14).
« Jésus Christ qui, pour vous, de riche qu’il était, s’est fait pauvre, pour vous enrichir de sa pauvreté. » (2 Co 8,9). La pauvreté physique de l’étable a peut être été romancée au delà de toute proportion mais rien ne peut diminuer la kénose du Verbe ni comprendre la richesse de Dieu.
La tristesse de Noël est exprimée dans les paroles du prologue de l’évangile de Jean : « Il est venu dans son propre bien et les siens ne l’ont pas accueilli. » (1, 11). Mais elle est dépassée par la phrase suivante elle-même : « Mais à ceux qui l’ont reçu,…il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. » La joie de Noël c’est la joie de recevoir le don entièrement gratuit de la vie divine.
La joie est quelque chose de plus profond que le plaisir, quelque chose qui dure plus longtemps que le jeu. On l’a décrite comme l’épanouissement de la vie – ou la prise de conscience de cet épanouissement. Si la joie de Noël est la célébration de la vie du Christ en nous, alors c’est l’accomplissement de la promesse du Christ : «Maintenant…je dis ces paroles dans le monde pour qu’ils aient en eux ma joie dans sa plénitude. » (Jn 17, 13).
La joie de Noël transforme : « C’est ainsi que vous êtes maintenant dans l’affliction; mais je vous verrai à nouveau, votre cœur alors se réjouira, et cette joie, nul ne vous la ravira »(Jn 16, 22).
Ce fut le génie - et l’inspiration - de saints, comme François et Alphonse, d’exprimer cette joie de Noël par des manières qui touchent les cœurs de tous les peuples, surtout ceux qui ne sont pas endurcis par quelques considérations théologiques. Ce que François a fait avec sa crèche, Alphonse l’a fait avec ses hymnes, ses neuvaines, « flèches de feu », ses méditations et sermons. Personne qui lit « L’Incarnation, la Naissance et l’Enfance de Jésus Christ » ne peut manquer de remarquer la chaleur et l’enthousiasme d’Alphonse pour le mystère de l’amour : « Dieu désire avec un tel prodige d’amour être comme enchaîné par nous et, en même temps, enchaîner nos cœurs en les obligeant de l’aimer ».
A la lumière de Pâques nous en sommes venus à voir toute la vie de Jésus comme rédemptrice; en effet à voir que Jésus dans sa personne est notre rédemption. Ainsi les mystères joyeux que nous célébrons à Noël sont des mystères de rédemption : le rédempteur dans le sein, la naissance physique de celui qui est « le premier-né de toute créature » (Col 1, 15), la manifestation de la gloire divine dans le chant des anges, l’impact du Divin Enfant sur les bergers, l’épiphanie aux sages visiteurs, les hauts et les bas de la Sainte Famille à la maison et à l’étranger en Egypte : sont tous des moments rédempteurs. L’ange dit aux bergers que celui qui est né cette nuit-là était « un sauveur », son être lui-même est de sauver, c’est pourquoi l’ange décrit la nouvelle comme « une grande joie pour tout le peuple » (Lc 2, 10).
Notre insistance Rédemptoriste sur la crèche, la croix et l’autel, peut être considérée comme une manière de tenir ensemble l’unique grand mystère de la rédemption : la crèche (la naissance temporelle de l’éternel fils unique de Dieu), la croix (les mystères des souffrances et de la mort de Jésus), et l’autel (le Seigneur de gloire présent dans son mystère pascal). Nos vies personnelles souvent signalent ces mystères joyeux, douloureux et glorieux, et notre ministère souvent reflète les mystères lumineux du Christ vivant.
La façon avec laquelle, nous Rédemptoristes, nous nous réjouissons à Noël, indique clairement comment nous vivons notre vocation rédemptrice. A Noël nous rejetons la plainte de Nietzsche qui disait que Noël devrait paraître plus rédempteur. Notre tradition assure que quelque chose de cette ‘grande joie’ du premier Noël, une grande joie révélée dans toutes les dimensions de la vie du Christ, la mort et la résurrection, trouve son expression chez nous.
Peu importe nos théologies, ou leur manque, nous aimons tous recevoir des cadeaux à Noël. Si nous sommes des spécimens décents de l’humanité, nous donnerons aussi des présents à Noël. Nous découvrons la joie en donnant et en recevant; les rituels des cadeaux de Noël révèlent le meilleur de nous-mêmes.
« Les cadeaux de Noël » nous rappellent le grand « cadeau de Noël », l’Enfant Rédempteur. Dans nos liturgies de Noël nous accueillons le don que le Père nous fait et nous faisons de Jésus notre cadeau au Père. Cette joie de recevoir et de donner à Noël est ancrée dans la naissance pascale du Christ à la plénitude de la gloire.
Saint Fulgence de Ruspe écrit : « Il convient qu’au jour de la nativité de notre Seigneur vous entendiez aussi sur le jour de la résurrection du Seigneur. Tout comme le Fils unique de Dieu a daigné naître pour nous, ainsi il a daigné mourir dans la chair pour nous, et il a aussi daigné revivre…Conçu dans le sein, il est devenu participant de notre mort, sortant du tombeau, il nous fait participer à sa vie. »
Quand Isaac Watts écrivit ce qui est peut-être le plus joyeux chant de Noël de tout, il se fonda sur le psaume 98 où toute la création est invitée à chanter et à louer Dieu pour sa présence et son salut. C’est notre joie de répéter la joie résonnante et de célébrer les merveilles de son amour en ce Noël.
Galerie mensuelle d’images (pour visionner en ligne seulement)
Rogativas al Señor de los Milagros
Bogotá, Colombia
Sanctuaire Rédemptoriste de Buga
A tous les sept ans a lieu une célébration en honneur du Seigneur des Miracles, une image du Christ crucifié, qui date du 16ème siècle. Elle est confiée aux Rédemptoristes de la Province de Colombie, au sanctuaire de Buga. Comme le suggère le nom, bien des miracles sont attribués à Notre Seigneur, honoré sous ce titre.
Durant les quatre derniers mois précédant la célébration, le peuple de Colombie prend l’image en pèlerinage pour la paix en Colombie. Ce pèlerinage passe par plus de 300 villes et villages. La participation du peuple colombien est nombreuse. Allez à la galerie des images pour voir les photos.
Légende des photos :
1. Messe de clôture en honneur du Seigneur des Miracles sur la place Bolivar à Bogotá.
A la gauche la résidence du Cardinal.
2. Le Cardinal Pedro Rubiano Sàenz, archevêque de Bogotá, préside sur la Place Bolivar.
En arrière plan est l’édifice du congrès de Colombie.
3. Le Cardinal encense l’image de Notre Seigneur des Miracles de Buga.
4. Une autre vue de l’ image avec l’Alcaldá de Bogotá en arrière plan.
Slovaquie
Les Sœurs Rédemptoristines
Construction du nouveau monastère
Le nouveau monastère des Sœurs Rédemptoristines est en construction à Kežmarok, en Slovaquie.
On prévoie qu’il sera terminé aux environs de Pâques.
Légendes :
1. Vue de la chapelle du monastère.
2. Les sœurs scellent une capsule du temps.
La Région du Nigeria
Le Studendat Rédemptoriste devient une réalité
1. Le réfectoire en construction
2. La résidence en construction
3. Le Père Bill Cleary dans la cuisine
Programme du Père Général et de son Conseil
Rome
Du Conseil Général
Serafino Fiore
Le bilan d’une année
L’année 2004 est la première année vécue au complet avec le nouveau groupe du Conseil Général. Que puis-je dire de mes nouveaux compagnons de travail? Considérant que le P. Général Joseph Tobin et moi-même sommes les deux seuls à faire partie du groupe du sexennat précédent, je serais tenté de faire des comparaisons; mais c’est toujours désagréable et de plus inopportun. Chaque personne, chaque situation, chaque groupe, a toujours quelque chose d’unique et de spécial. Je peux seulement dire que je me trouve très bien avec mes nouveaux compagnons de travail et de vie. Nous avons pris quelques mois à apprendre à travailler comme équipe, à clarifier les choses, mais maintenant je vois qu’entre nous il existe une très bonne entente et que tout est en place pour offrir un bon service à la Congrégation, malgré nos limites et les difficultés inhérentes à notre mission.
Ce que j’aime à me rappeler surtout cette année? Il existait en Italie (et elle existe toujours en certains lieux) la coutume de jeter dans la rue, au début de l’année, tout ce qui est vieux, inutile et déplaisant. Alors, je devrais me dire : qu’est-ce que je jetterais dans la rue au début de cette année? Et au contraire qu’est-ce que je veux garder jalousement pour moi ou partager avec les autres?
Parmi ce qui m’a surtout déplu au cours de l’année, je mettrais certainement les morts violentes ou subites de quelques confrères plus ou moins jeunes, surtout les plus récentes, du P. Igor de la Province de Lviv mort en Espagne, du P. Harry de la Province Flamande, du P. Macrino de la Province du Mexique, du P. Alfonso de la Province de Sao Paolo. Je suis certain d’en oublier quelques-uns. J’ai aussi été préoccupé par les rébellions en Côte d’Ivoire, aux Philippines et à Haïti, les pays ravagés par les tempêtes et les typhons. Je le répète, la liste est incomplète; les noms mentionnés ne sont que des symboles des tristes nouvelles que je ne peux pas toutes me rappeler en ce moment.
Et alors je me console avec les beaux souvenirs : les visites rapides au Congo, en Indes (Bangalore), ont été pour moi de belles occasions de rencontrer les confrères, et surtout dans le second cas, de visiter un pays que je ne connaissais pas et dont je suis devenu amoureux dès le début. La visite que j’ai faite en Belgique Sud est aussi pour moi un motif pour remercier le Seigneur. Un souvenir spécial occupe ma première visite faite au Brésil, avec le P. Athanase, à notre sanctuaire d’Aparecida à l’occasion de la fête. J’y ai vécu des moments très intenses; j’y ai vu la foi populaire se manifestant de très belle et très touchante manière, et en même temps respectueuse de l’esprit de la liturgie. Durant la neuvaine à Aparecida, j’ai compris un aspect important de la mission rédemptoriste au Brésil aujourd’hui. En ensuite le Nord-Est et le Nord du pays : d’abord Recife avec les Etats de Pernambuco, Paraiba et Rio Grande au Nord, puis Manaus et l’Amazone.
Permettez que je termine avec une image d’espérance et de joie. Du 14 au 19 août, avec le P. Général, j’ai participé à Bonn en Allemagne à la rencontre que nous avons tous les trois ans avec les jeunes de la Pastorale Juvénile et des Vocations Rédemptoristes d’Europe. Environ 600 jeunes participèrent, dans un climat de fête et de foi. L’Est et l’Ouest se sont embrassés spontanément comme seuls savent le faire les jeunes, malgré les différences de langue et de traditions. Ce fut aussi un moment très beau dont je rends grâce au Seigneur.
Et maintenant l’Afrique : au moins au cours des premiers mois, je visiterai le Burkina Faso, le Niger, le Kenya et le Zimbabwe. Il est aussi prévue une visite de notre communauté la plus proche de Sant’Alfonso de la rue Merulana. Et à l’été, Edmonton-Toronto, Canada. Si le Seigneur le veut, j’aurai encore bien des motifs de rendre grâce, pour la nouvelle année qui commence
Ce que j’aime à faire dans les aéroports et au cours des longs vols c’est de lire des romans de mystères et de meurtres. C’est un bon moyen de m’évader et de soulager l’ennui à attendre assis dans un siège trop restreint. Sur un vol récent, j’ai lu « The Bourne Identity » par Robert Ludlum, il m’a aidé à comprendre le film « The Bourne Supremacy », que j’avais vu la semaine précédente. Pour ceux de vous qui ne connaissez pas l’histoire, « Bourne » est un pseudonyme pour un agent CIA qui souffre d’amnésie et qui à travers une variété de circonstances commence à retrouver sa ‘vraie’ identité du passé.
Cette première année comme consulteur général a été quelque chose comme l’aventure de« Bourne ». Ce fut un temps pour mettre en place une identité. Je viens de finir une rencontre du Secrétariat de la Formation où l’une des questions était comment transmettre aux candidats l’identité Rédemptoriste. La première demande était comment nos programmes de formation donnent-ils une idée claire de l’identité Rédemptoriste et aident les candidats à s’approprier le charisme et la mission de la Congrégation? De la même manière, je crois qu’un processus d’appropriation a lieu quand, comme Rédemptoriste, nous assumons un nouveau rôle dans la congrégation, soit comme supérieur local, provincial ou, comme dans mon cas, Consulteur général.
Après mon élection à ce service j’avais, et je l’ai encore maintenant, le sens précis que c’est là que Dieu me veut et que mes collèges sont ceux avec qui je suis appelé à travailler. Je sens un peu étrange de le dire mais je n’ai aucun doute que c’est la volonté de Dieu sur moi. Ceci étant dit, donner forme et substance à la volonté de Dieu m’est apparu comme un plus grand défi. Je réalise que je ne suis pas un petit « supérieur général » pour la Région de l’Amérique du Nord. Je réalise aussi que tout rôle que je joue dans la Congrégation n’est qu’un rôle délégué : je suis responsable devant le Supérieur Général et mes collègues du Conseil Général. D’une certaine façon, nous avons tous à travailler en ressentant la tension d’avoir été élus d’une Région mais aussi élus pour toute la Congrégation; nous devons aussi apprendre à fonctionner comme une équipe. Et enfin de compte, nous sommes les consulteurs du Général - c’est lui qui a reçu la responsabilité de diriger la Congrégation.
Ainsi, mon identité a consisté à en venir à un changement en moi-même comme personne, comme Rédemptoriste et aussi à un changement d’activités. Etre présent aux chapitres, aller faire des visites, diriger des secrétariats ou représenter le Général aux événements a été de bien des manières les éléments les plus faciles de la fonction. Ce fut bon d’être avec les confrères à différentes rencontres cette année. Tous ont été merveilleux dans leur accueil, dans leurs paroles charitables et leur aide. J’ai aimé à travailler avec les deux secrétariats – association dans la mission (laïcs) et la formation. J’ai eu la chance de participer aux Chapitres des Provinces d’Edmonton-Toronto, Denver et Strasbourg. Avec Enrique López nous avons fait notre première visite. Il y a eu aussi des rencontres pour la formation, pour les laïcs et pour la restructuration. D’autres événements principaux furent l’ordination et la première messe de Jon Hansen dans ma province d’Edmonto-Toronto. Il y a eu aussi une conférence à Palermo, Sicile et la chance d’être à la conférence de Southdown.
Mais le changement intérieur a été plus ou moins réussi. Je me rappelle avoir été présent à une rencontre de provinciaux. Un provincial partagea comment lui et son conseil voyaient l’établissement d’une communauté internationale pour aider le ministère de la province. Je n’ai pas hésité à donner mon opinion – une déclaration plutôt forte et irréfléchie. Plus tard, j’étais mal à l’aise avec moi-même et j’ai dû me rappeler que je ne parle plus comme individu, mais aussi longtemps que je serai en charge, je parle comme une voix du Gouvernement Général. Rendons grâce à Dieu qu’on apprend tout au long de la vie!
Je me rappelle le fameux discours de Shakespear dans son œuvre : As you like it – « Le monde est un plateau, et tous les hommes et les femmes que des acteurs. Ils ont leurs entrées et leurs sorties. Trouver mon identité comme Consulteur général n’a pas été d’être l’acteur principal mais plutôt découvrir comment me comporter en dehors de la scène, comme un régisseur. Au cours de l’année, j’en suis venu à voir mon rôle comme celui qui aide les autres à se rappeler leurs textes, ou leur rappeler où se tenir. Il s’agit d’aider les confrères, comme un bon régisseur, de les aider, de leur donner des suggestions et de les encourager. Je suis sûr que j’ai encore beaucoup à découvrir au cours de la deuxième année.
Rome
Du Conseil Général
Athanase Nsiamina Masengi. CSsR
Etre Consulteur, une mission, une vie donnée pour Jésus et pour la congrégation.
C’était un certain 02 Octobre 2003 quand, à la fin d’une session élective du 23ème Chapitre Général de la C.Ss.R., nous acceptions d’être Consulteur général. Nous avions tout de suite compris qu’il ne devait pas être si facile de rendre ce service dans une institution internationale qui compte aujourd’hui 5.489 membres et qui est présente dans 77 pays du monde. Il fallait tout un cheminement, toute une dynamique pour arriver à connaître notre rôle, notre mission (Sts. 0124).t
La retraite-session de décembre 2004 est le point de départ de ce cheminement. Notre mission est un service rendu/à rendre en équipe. Autant de Conseillers, venus des quatre coins du monde, se retrouvent, pour un même idéal et une même mission ! Ils ont besoin de se connaître et de prendre conscience, comme équipe, de leur mission. Ils ont besoin d’entrevoir ensemble les perspectives d’avenir de leur mission, après avoir assimilés l'expérience du passé. Ainsi, ils deviennent capables de prévoir, d’anticiper, et de répondre le mieux possible aux appels de la Congrégation. Dans cette vision, une première ébauche d’un calendrier pour 2004 était possible : visites aux V/Provinces, présences aux chapitres V/Provinciaux, répondre aux cas urgents qui nécessitent la présence du Père Général ou d’un Conseiller, présence pour célébrer certains événements (partageant ainsi les joies et les peines des confrères)…
Le cinquantième anniversaire de la présence de la C.Ss.R. en Angola/Luanda et la planification économique de cette Vice-Province, en Février 2004, constituait pour nous la « mise en route » de cette programmation. Suivaient les visites, respectivement, la visite à la Province de Lyon-Paris (en avril-mai 2004) ; puis celle à la Vice Province de Recife, dans « l’autre monde », les Amériques, en octobre 2004.
Toutes ces visites nous ont permis d’entrer, un peu plus encore, dans le concret du vécu de notre charisme ou de notre mission de rédemptoristes, dans ses divers aspects. Nous avons pu admirer le zèle apostolique, la joie, la foi et l’espérance qui animent les confrères. Et quelle persévérance! Rien ne les arrête ! Les guerres et la pauvreté, la maladie et la vieillesse, la précarité et le manque de vocations… Tout cela est vécu dans la foi et l’espérance… dont ils témoignent courageusement. Ils ne se contentent pas de « proclamer » la Bonne Nouvelle, ils veulent être « Bonne Nouvelle », par toute leur vie et leur travail missionnaire : en vivant et travaillant avec les immigrés, en s’impliquant dans la lutte pour la justice, contre les discriminations raciales ou religieuses, etc. Autant de signes d’espérance et de joie pour l’avenir de la congrégation ! Et ils sont là, ces signes, concrètement. Si par ici la congrégation « s’affaiblit » par la vieillesse et la diminution de ses membres, par là elle refleurit et se trouve revigorée par la fraîcheur et la jeunesse de nombreux jeunes… C’est comme si le Seigneur nous disait : confiance, mon Esprit vous devance, soyez-lui fidèles !
Ces visites nous ont permis, d’une part, de faire la joyeuse et forte expérience d’appartenance à une famille religieuse internationale, de communion et de solidarité dans la mission au sein de notre congrégation ; d’autre part de découvrir un nouvel aspect de la vie de la congrégation mais aussi de la mission des conseillers comme « présence fraternelle et animatrice, dans un esprit de dialogue », face à des situations bien concrètes. Des confrères le confirmaient quand ils nous disaient : « La présence du Conseil Général dans nos communautés est vraiment un signe d’encouragement ».
Cette joie d’être COMMUNAUTE et cette conscience d’ETRE MISSIONNAIRE…, le Conseil Général sent le besoin de les réveiller, de les renforcer ou, sinon de les susciter… POUR LA COPIOSA REDEMPTIO. La réunion du Secrétariat Général pour l’évangélisation, qui s’est tenue à Rome, au mois de novembre dernier s’inscrit dans cet ordre d’idées. Ce secrétariat veut en effet projeter notre regard vers l’avenir, désireux de stimuler la vocation missionnaire de chaque membre et d’animer les diverses Unités de la Congrégation, les encourageant à prendre de nouvelles initiatives pour l’Évangélisation dans la Congrégation, dans l’Église et dans le monde. La proclamation de l’Évangile doit être une Bonne Nouvelle qui suscite dans l’âme de ses auditeurs un sens et un désir de solidarité, d’ouverture aux défis de notre temps.
Le Conseil Général
Juventius Andrade, C.Ss.R.
Une expérience de vie d’une communauté internationale…
Rome sweet home – a Journey to Catholicism, est un livre écrit par un couple Scott et Kimberley Hahn. Ils racontent leur itinéraire vers la foi catholique. Non dans un sens local mais théologique, ma vie à Rome pourrait-elle être intitulée ainsi? Mon élection au Conseil général a signifié pour moi vivre dans la communauté du Généralat. Dans ce sens, je peux l’appeler mon ‘foyer’. Pour moi, cela est devenu, pour le moment, un changement de mentalité!
Mais comment Rome est-il ‘sweet’? Ceux qui vivent à Rome ont des sentiments partagés sur leur vie ici. Comme tout endroit, Rome peut avoir des aspects doux et douloureux. Notre vie à Rome (quelques mois par année) cela veut dire être, au moins au Conseil Général, réunis aux différentes unités du monde. Pratiquement, peu importe où nos voyages nous ont amenés, après une visite des unités de la Congrégation ont revient toujours à Rome.
D’un autre point de vue, vivre à Rome ne signifie pas seulement vivre à Rome (ou en Italie), mais beaucoup plus. Ca veut dire vivre et faire partie d’une communauté internationale. Au Conseil Général nous avons la richesse et la variété de confrères de différentes nations, cultures et langues. Au dernier Chapitre Général, on encouragea les communautés internationales. Il semble que c’est un mot qu’on entendra souvent dans la Congrégation, à cause des mouvements des peuples dans le monde et du besoin de leur assurer le ministère. Le parallèle n’est peut-être pas parfait, mais le fait de vivre au Conseil Général rappelle la réalité d’être engagé dans la mission de la Congrégation comme une communauté internationale.
Venant de la Province de Bangalore en Indes, (où nos confrères sont engagés dans au moins 10 différentes langues), j’étais préparé à vivre dans un milieu multiculturel de plusieurs langues. Le fait de vivre à Rome s’est ajouté à cette expérience et a augmenté ce concept de ‘frère’, malgré les frontières des nations, des cultures et des langues.
Visiter les unités, écouter et discuter avec les autres au Conseil Général me rappelle que l’expérience de communautés internationales, tout en étant un nouvel élan dans la congrégation, n’est pas un nouveau concept. Il était déjà évident, quand les Provinces-mères créèrent et développèrent de nouvelles unités et quand elles tentaient de développer des vocations locales. Cela existe déjà quand quelques unités s’efforcent d’aider des unités à s’ouvrir à la Mission et donnent des ressources pour aider d’une façon plus efficace au ministère.
La première partie de 2004 signifia pour moi changer de rythme de vie et prendre un nouveau mode d’existence comme Rédemptoriste. La deuxième moitié consista en beaucoup de voyage et la prise de contact avec les confrères dans leur propre réalité. J'ai dû Il attendre près de cinq mois pour obtenir un permis de résidence et ce n’est qu’ensuite que j’ai pu voyager en dehors de l’Italie. Le 14 août 2004, j’ai pu assister à Cebu à l’Ordination sacerdotale du Père Emmanuel Cabajar, notre ancien consulteur général. L’Eglise locale des Philippines reconnut enfin ses dons; ses talents artistiques et musicaux furent facilement reconnaissables dans la liturgie et les symboles du jour. Ce fut aussi pour moi l’occasion de rencontrer les confrères de Cebu. Mon arrêt à Singapour me permit de rencontrer les confrères dispersés dans les diverses communautés de Singapour. De fait, un confrère de la Vice-province d’Ipoh appartient à la communauté internationale établie à Dalat, Malaisie, ensemble avec un confrère de Cebu et un d’Indonésie.
Le sexennat organise ses visites par Région ou par zone. Nos récentes visites du mois d’octobre, au nord et nord-est du Brésil, nous permit comme Conseil Général de voir quelques confrères travaillant dans différents milieux. Ma visite à la Vice-province de Fortaleza m’a particulièrement frappé par le zèle et le travail parmi les plus abandonnés. Notre prochaine visite dans différentes unités d’Afrique, au premier semestre, nous rappellera les différentes nationalités travaillant dans diverses unités de la Congrégation. Le besoin, la présence et la forme des communautés internationales seront quelque chose que la Commission pour la Restructuration regardera en vue de notre Mission.
La globalisation nous a amené de nouveaux défis et de nouvelles batailles, et ainsi de nouvelles possibilités. Les temps en effet nous appellent à un type de présence internationale dans des situations qui rendent la mission C.Ss.R. capable de rejoindre les plus abandonnés et les délaissés. La réalité de l’incarnation s’exprime d’une certaine façon à travers l’inculturation. Le besoin de communautés internationales appellera-t-il les confrères à trouver, pour le profit de la Mission, un foyer loin de leur foyer? Après tout nous ne sommes pas profès de l’unité d’où nous venons, mais de la Congrégation à laquelle nous appartenons. Idéalement, ce qui nous unit n’est pas l’élément mono-culturel ou quelque ethos, mais la Mission qui donne chair au charisme. Ma vie à Rome m’a rappelé cela.
Du Conseil Général
Enrique Lopez
Des expériences particulières et la solidarité
J’ai eu la chance d’être présent aux réunions de la sous-Région des supérieurs du nord de l’Amérique Latine, du secteur sud et du Brésil. J’ai aussi participé au sixième congrès de l’Amérique Latine des Frères Rédemptoristes en Equateur. Ces visites et ces rencontres ont été des occasions spéciales pour établir des relations personnelles et une communication directe avec les supérieurs majeurs de l’Amérique Latine et plusieurs autres confrères. Sans aucun doute, ce furent des moments particuliers pour partager leur vie, leurs espérances et leurs défis. Ils ont établi et renforcé les moyens de collaboration.
On a planifié qu’au cours des prochaines années serait présent à chaque réunion sous-Régionale le Représentant Régional de la Commission de Restructuration et le Consulteur Général de la Région. On pense que leur présence à ces rencontres va favoriser la coopération et la collaboration régionales, promouvoir une meilleure communication et les contacts personnels et aider l’animation des unités. Cette manière concrétise la conscience que nous sommes une communauté missionnaire internationale. De cette façon, nous pouvons mieux réaliser les objectifs du Chapitre Général et appliquer les orientations du Gouvernement Général. Elle nous donne aussi la chance de prendre conscience des problèmes des unités, de leurs peurs, de leurs plans et de leurs réussites, ainsi que des défis qu’ils rencontrent; d’apprécier leurs idées et les suggestions qu’ils apportent. Il sera très important de maintenir la continuité en réalisant les objectifs et les projets commencés au cours du dernier triennat dans les sous-Régions, même s’il y a quelques nouveaux supérieurs en 2005, dus aux changements triennaux normaux. A l’avenir on devra promouvoir la coordination sur une plus grande étendue. Cela me semble très positif et pourrait servir de modèles possibles pour la restructuration qui renforcera la collaboration inter-provinciale en réalisant des projets communs. Le fait d’avoir une communication plus directe et continue va assurer un plus grand esprit de participation, de collaboration, d’intégration et de communion.
Au cours de ces visites j’ai été impressionné par bien des choses, mais surtout par l’esprit extraordinaire de fraternité et l’accueil de la part de tous les confrères. Nous nous sentions toujours chez nous, entre des frères, comme dans une famille. Les confrères montrèrent beaucoup d’intérêt à savoir comment vivent et travaillent les Rédemptoristes dans les autres parties du monde, de connaître leurs difficultés et leurs réussites.
Ils étaient particulièrement intéressés au sujet de la restructuration. « Qu’est-ce que c’est? » « Dans quel but ». « Comment sera-t-elle réalisée? ». Quelques-uns étaient craintifs. D’autres portaient de grands rêves. La grande majorité montra un esprit de coopération et d’ouverture. Ils sont prêts à collaborer. Plusieurs attendent du Gouvernement Général plus de direction. Mais pas tous. Un bon nombre pense que la restructuration devrait commencer par la formation, alors que d’autres pensent qu’il devrait y avoir moins de bureaucratie dans la Congrégation.
On s’intéresse à la spiritualité et au thème du sexennat. Certains disent que « donner nos vies » n’a rien de nouveau puisque cela a été notre engagement depuis la première profession. On est inquiet sur l’avenir de la vocation des Frères. Comment stimulons-nous cette vocation d’une manière plus claire et plus enthousiaste? Comment pouvons-nous mieux former les frères et les pères pour être des compagnons pour la mission? Comment établissons-nous de meilleurs liens entre les prêtres, les frères et les laïcs Rédemptoristes?
On participe et collabore beaucoup avec l’Eglise locale. Plusieurs voient cela comme un signe évident d’engagement et d’« inculturation ». Pour quelques-uns l’engagement dans le diocèse est regardé comme une forme trop facile d’apostolat et résulte en un esprit missionnaire plutôt bourgeois. Pour d’autres cet engagement dans le diocèse est vu comme une expression de dévouement missionnaire efficace,
On se dévoue beaucoup à l’apostolat. En effet, pour certains, le travail missionnaire est presque une obsession. Quelques-uns le décrivent comme « beaucoup de travail sans réflexion et une course ici et là sans aucun sens de direction ». Comme résultat, il ne reste pas de temps pour les Rédemptoristes d’avoir une communauté de réflexion. Il n’y a pas assez de planification, de travail commun et d’évaluation communautaire; cela reste un défi. Evidemment, on ne peut pas nier la charité apostolique et le dévouement au travail missionnaire qui caractérise la majorité des confrères.
Lors des discussions sur les défis de l’évangélisation, tous prennent part et sont très attentifs. La mission des Rédemptoristes dans le monde d’aujourd’hui stimule beaucoup de discussion parmi les confrères. « Quelle est la mission des Rédemptoristes aujourd’hui? » « Que signifie la Rédemption abondante dans le contexte de la société contemporaine? » « Comment proclamer l’Evangile aux plus pauvres, aux victimes d’injustice et de l’exclusion? » « Comment l’Evangile peut-il être prêché à ceux qui vivent dans une société complètement sécularisée et totalement indifférente à la religion? ». Face à ces thèmes tous se sentent interpellés et stimulés. Ils ont certaines expériences à partager, des réflexions à offrir et certaines entreprises qui demandent un plus grand engagement.
En général les confrères regardent l’avenir avec espoir, mais pas sans une certaine peur. Notre histoire nous stimule, même si souvent nous sommes les victimes de notre passé. Quelques confrères ses sentent inutiles. Nous nous sentons menacés parce que « le cri de ceux qui demandent une certaine rédemption » est très grand. Un grand nombre pense que la vocation Rédemptoriste n’est pas exclusivement cléricale. L’avenir demande une mentalité différente, des formes nouvelles d’activité et un nouveau style de vie individuelle et communautaire. Nous devons être ouverts à ce qui est neuf.
Rapports de la Curia, des Secrétariats, des Instituts et des Comités
La Curie
Père Joseph P. Dorcey, C.Ss.R.
Secrétaire Général
Il y a déjà un an que le nouveau Conseil Général me nommait pour servir la Congrégation comme Secrétaire Général : une mission que je n’ai pas cherchée, mais que j’accepte parce que je crois que c’est l’appel de Dieu de servir la mission de la Congrégation au niveau international.
Ce fut une année bien remplie d’activités et de travail. Tout en apprenant à me tirer d’affaire avec la grande quantité de documentation qui entre chaque jour, j’ai été occupé à publier quatre documents importants : le premier Communicanda du sexennat, « Donner nos vies pour la Rédemption abondante » en sept langues, les Acta Integra du XXIIIème Chapitre Général (Je suis particulièrement reconnaissant au P. Emilio Lage pour son aide bien généreuse), Analecta 2002-2003 (je suis particulièrement reconnaissant au P. Michael Kratz qui pratiquement a fait tout le travail), et Inscriptiones C.Ss.R.(je suis spécialement reconnaissant à tous les supérieurs majeurs qui ont envoyé des renseignements et au P. John Vargas qui m’a aidé à développer la base des données).
J’ai essayé de faciliter la communication entre le Gouvernement Général et les diverses unités de la Congrégation. Un compte e-mail d’une ligne catholique (@cssr.com) a été assigné à chaque supérieur majeur; à date seulement la moitié de ceux-ci a été capable de configurer le compte dans leurs ordinateurs. J’ai été capable d’aider le P. Danilo Bissacco, le supérieur de la Province de Rome, à configurer son compte. Avec ce succès, j’étais confiant de demander au P. Général la permission de voyager par le monde pour aider les autres supérieurs majeurs qui ont de la difficulté à configurer leur compte. De fait, il a dit que je pouvais, mais je ne pense pas qu’il soit sérieux! Le P. O Keefe ne paierait probablement pas les prix des billets d’avion! Comme le travail augmente ici à Rome, je n’aurais probablement pas le temps de voyager!
Au bureau ici, le P. Joseph Wimmer, le vice-secrétaire général, et moi-même nous nous occupons à répondre aux lettres et de à nous occuper de tous les documents qui arrivent; plusieurs d’entre eux rejoignent le Frères Placido qui s’occupe des statistiques. Nous voyons aussi à ce que les documents nécessaires circulent parmi les membres du Conseil Général pour qu’ils puissent bien se préparer avant les réunions. Après les réunions du conseil, nous préparons, signons et envoyons, tous les rescrits, les décrets, etc. Le P. Vargas nous aide à développer un nouveau système d’archives pour les documents : un système qui utilise un logiciel mis à jour et est compatible avec le système actuellement utilisé aux Archives Générales. Il faudra quelque temps pour utiliser le nouveau programme et enregistrer toutes les données dans le nouveau système, mais ce sera un grand progrès.
Je prends note aussi des actes et des décisions du Conseil Général à ses réunions trimestrielles et extraordinaires. C’est un travail un peu pénible, parce que mon italien est encore assez limité. Toutefois, le P. Serafino Fiore, vicaire général, est assez bon pour mettre mes notes dans un italien passable.
Je continue aussi à aider le P. Ziuraitis, le directeur des communications, pour le site officiel de la Congrégation (http://www.cssr.com), Récemment, j’ai commencé à connecter la Ratio Formationis C.Ss.R. , avec le document aussi disponible pour être téléchargé en format Word ou PDF. C’est maintenant connecté en anglais, espagnol, portugais et français. Il sera disponible prochainement en italien et en allemand. Il sera disponible aussitôt en polonais dès que le texte sera traduit. J’espère connecter aussi prochainement le Directorium Supériorum de la même façon. Je crois que ces deux documents, en sept langues, sont importants et seront utiles à plusieurs confrères du monde. Comme la Congrégation, le site web a aussi besoin d’une certaine restructuration. Nous espérons faire quelque restauration au site en 2005, pour rendre plus facile et plus rapide l’accès à l’information importante.
J’ai réussi à enfin trouver un aspect vraiment spirituel à cette mission plutôt bureaucratique. Souvent, je me prends à penser et à imaginer les joies et les peines de tous ceux dont les noms apparaissent sur mon bureau, que ce soit une profession, une ordination, un jubilé, un décès, une permission d’absence de la communauté, une sécularisation, une exclaustration et une laïcisation. Quand je travaille sur les documents, souvent je tourne mon esprit vers Dieu et prie pour la personne dont le nom apparaît sur mon bureau. J’espère que mes prières sont entendues et bénéfiques pour plusieurs.
Le P. Rafael Prada, un rédemptoriste colombien, professeur à l’Académie Alphonsienne, me dit souvent dans son anglais prononcé à sa façon : « voici le pouvoir derrière le trône ». Ca me fait toujours rire et je réponds avec mon espagnol prononcé à ma façon, avec le mot « poder » pour pouvoir, qui veut aussi dire « être capable de ». Je dis que je ne connais qu’un trône et qu’il n’est pas très glorieux. Je suis simplement reconnaissant à Dieu d’être capable (avoir le pouvoir) de travailler et de servir à quelque bonne cause, apporter ma contribution à la mission rédemptoriste dans le monde d’aujourd’hui.
Rome
Le Secrétariat Général de l’Association dans la Mission
Un compte-rendu des discussions d’octobre 2004
Les membres du Secrétariat Général pour l’Association dans la Mission sont Raymond Douziech, président et consulteur général; M. Geraldino Loyola, missionnaire laïque de la Vice-province de Manila, représentant l’Asie; Mme Ageeth Potma, membre de SCALA dans la Province de Amsterdam, représentant l’Europe du Nord; P. Michael Kelleher de la Province de Dublin, représentant aussi l’Europe du Nord et servant de lien pour l’Europe du Sud; P. Gerard McCabe de la Province de l’Afrique du Sud, représentant l’Afrique; P. Jozef Grzywacz de la Vice-Province de Bahia, représentant l’Amérique Latine et s’occupant aussi de l’Europe de l’Est; P. David Louch de la Province d’Edmonton-Toronto, représentant l’Amérique du Nord.
Divers termes ont été employés pour parler de ceux qui sont engagés avec les Rédemptoristes dans leur Mission. Pour diverses raisons, l’usage de mots comme collaboration, laïcité, laïc, peut avoir une connotation péjorative dans certaines cultures ou contextes. C’est pourquoi, nous aimerions que le présent Secrétariat soit appelé : Secrétariat pour l’Association dans la Mission.
La réunion commença par la prière dans la chapelle de la Curie; on invita le Saint Esprit à être avec nous au cours de ces journées ensemble et tout au long du sexennat. Après un mot de bienvenue le P. Douziech demanda à chacun de se présenter au groupe. Puis chaque membre donna un rapport sur ce qui se fait dans sa région. La première matinée se termina par une eucharistie avec le P. Tobin.
La session de l’après-midi s’est terminée en cherchant ce que nous pourrions apprendre du Secrétariat précédent pour déterminer les buts de ce sexennat.
Mercredi et jeudi nous nous sommes surtout appliqués à déterminer les buts et les objectifs du secrétariat pour ce sexennat. Nous avons aussi voulu fournir les grandes lignes pour un Directoire Général du Gouvernement Général, qui décrirait chaque secrétariat, ses membres, ainsi que les buts et les objectifs.
Une session de remue-méninges sur les buts et les objectifs produisit 32 suggestions.
L’étape suivante fut de les grouper en plans d’action. D’après les informations retenues, nous avons formulé trois buts : travailler par couple, nous développons un but et des objectifs dans chacun des trois secteurs; nous avons aussi suggéré des tâches précises qui nous permettrons de remplir les objectifs.
1. Formation
But : Arriver à une plus profonde compréhension de l’association entre les C.Ss.R. et les laïques et partager cette vision à toute la congrégation.
2. Communications
But : Développer la communication et le partage entre les unités de la C.Ss.R. sur l’association entre les laïques et les C.Ss.R.
3. Expansion
But : Promouvoir de nouvelles expériences d’action missionnaire commune en association entre les Rédemptoristes profès et les laïques.
On consacra un certain temps à considérer les membres du secrétariat. Après beaucoup de discussions on s’entendit sur les points suivants :
Les membres du Secrétariat sont nommés par le Gouvernement général après consultation avec les provinciaux des unités de la congrégation et la recommandation du président du Secrétariat. Les membres doivent représenter ceux qui sont engagés dans l’association dans chacune des six Régions de la congrégation. Comme le Secrétariat travaille en anglais, chaque membre doit être assez à l’aise dans cette langue.
Le Secrétariat actuel est composé de deux laïques, un homme et une femme, et de prêtres engagés dans l’association de la mission Rédemptoriste. On espère qu’à l’avenir la représentation des laïques, hommes et femmes, et de Rédemptoristes deviendra plus proportionnée. Une suggestion voudrait que dans chaque Région un Rédemptoriste, un homme et une femme, soient nommés. Comme chaque Région est composée de plusieurs sous-régions, il est impossible que toutes les parties de la Congrégation soient représentées. Le Secrétariat doit tenir compte de cette grande diversité et s’efforcer de rester en contact avec tous ces groupes.
Jeudi matin, les Pères Félix Catalá et Ivel Mendanha du Centre de Spiritualité Rédemptoriste présentèrent à notre Secrétariat comment le Centre pourrait aider à développer la spiritualité des Associés Rédemptoristes et des Missionnaires laïques.
A la fin de la rencontre on distribua aux membres du Secrétariat une liste leur charge.
La prochaine réunion du Secrétariat de l’Association dans la Mission aura lieu du 27 au 30 juin 2005, à Belfast, Irlande.
Présenté par Raymond Douziech
Pour les dernières nouvelles sur les rencontres des Secrétariat et des Commissions, allez à la section Nouvelles Rédemptoristes sur le site web du Gouvernement Général. http://www.cssr.com/francaismembers/news.shtml